Dimanche 27 mai, cinquante jours après Pâques, l’Église fête la Pentecôte, le don de l’Esprit de Dieu aux disciples. Enfin osent-ils sortir de la peur pour entrer dans le
témoignage, annonçant à tous que le crucifié est vraiment ressuscité.
Ce même jour est célébrée à la cathédrale Daint-Pierre er Saint-Paul de Poitiers, la confirmation d'une quarantaine quatre-vingtaine de baptisés adultes, parmi eux Guillaume de Chiché. Le
dimanche suivant, en la fête de la Sainte Trinité, à Chiché, Maëliss, Camille, Marie-Liesse, Myriam et Roxane, cinq jeunes du Bocage reçoivent elles aussi le sacrement de
confirmation.
Par les sacrements de baptême, d’eucharistie et de confirmation, nous nous initions à la vie chrétienne. Le baptême nous fait naître dans la vie de Dieu. L’Eucharistie nous
nourrit régulièrement de cette vie en Christ. La confirmation nous fait grandir et nous met en mouvement ; elle confirme la foi reçue au baptême et donne aux baptisés la force du témoignage.
Animés par le souffle de l’Esprit, témoins du Christ nous essayons de l’être dans nos lieux de vie (famille, travail, amitié…) et nos engagements (associations, mouvements d’Eglise, liturgie,
politique…).
Peut-être que dans nos communautés, certains, jeunes ou adultes, ne sont pas confirmés. Il est toujours possible d’entrer dans une démarche de préparation à ce sacrement. N’hésitez donc pas à en
parler à un autre chrétien ou à moi-même.
Père Louis de Villoutreys (Le Lien de juin 2012 - secteur du Val du Thouaret)
Quelques photos de la confirmation à la cathédrale :
Les confirmands et Mgr François Favreau avant la messe
Homélie de Mgr Pascal Wintzer
Les prêtres imposent les mains sur les confirmands pour invoquer l'Esprit Saint
Confirmation de Nicolas
Guillaume, baptisé depuis un an et nouvellement confirmé (habitant Chiché) et trois autres nouveaux confirmées
Aujourd'hui, une majorité d'électeurs français a choisi le changement, l'alternance politique. Ainsi en est le jeu démocratique.
Merci à Nicolas Sarkozy d'avoir exercé pendant cinq ans le mandat de Président de la République française.
Félicitation à François Hollande pour son élection à la tête de la France. Sa tâche va être rude, souhaitons-lui de réusir la mission que les Français lui confient en cette pèriode de crise
économique. Dans son discours le président élu a employé les mots de "valeurs" et de "dignité humaine". Je crains que nous n'ayons pas la même conception de la dignité. J'espère vraiment que le
futur gouvernement et le futur parlement ne cèderont pas aux lobbies de la culture de mort et de fragilisation de la famille.
Dieu à qui tout homme doit obéissance,
aide celui qui est à la tête de notre pays
à remplir sa mission dans le respect de ta loi :
Qu'il travaille à ton oeuvre en ce monde,
et puisse garantir au peuple dont il a la charge
la liberté et la paix.
Par Jésus-Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu,
qui règne avec Toi et le Saint Esprit,
pour les siècles des siècles amen.
(oraison pour le Chef de l'Etat dans le Missel Romain)
"La soumission à l'autorité et la coresponsabilité du bien commun exigent moralement le paiement des impôts,
l'exercice du droit de vote, la défense du pays"
(Devoirs des citoyens dans le Catéchisme de l’Église Catholique 2240)
"Les chrétiens ne peuvent déserter les réalités politiques, puisque le politique est un des lieux où se joue
la vie des hommes et des communautés humaines. En collaboration avec tous les hommes de bonne volonté, ils doivent enrichir la vie de la cité du ferment évangélique qui les habite. Selon leurs
talents et leur vocation propre, ils s'engagent dans l'action politique. Mais, de toutes façons, ils se font un devoir de voter. Ils ont le souci de tenir compte de l'enseignement de l'Église, tel qu'on peut le trouver,
par exemple, dans le concile Vatican II (cf. GS 73- 76). La politique est le lieu de choix discutables, inévitablement. Les solutions simplistes ont fait long feu et chacun sait que la marge de
manoeuvre des différentes équipes qui se succèdent au pouvoir est relativement étroite. Il n'empêche que, la politique étant le lieu d'affrontements, les citoyens doivent, dans le même temps,
avoir la conviction nécessaire pour oeuvrer en ce domaine, mais aussi le sens du relatif qui empêche d'absolutiser les querelles. Les chrétiens, y compris les clercs, ne sont pas exempts de faux
pas dans ce domaine, voire d'infidélité à l'Evangile. Aucun parti politique ne peut s'approprier l'Évangile."
(La vie politique dans la cité et dans la nation dans le Catéchisme des Évêques de France 572)
Deux chrétiens, actifs sur le net, ont fait leurs choix et s'en expliquent :
Il n'y a pas de consigne de vote à donner si ce n'est de voter, selon sa conscience, en cohérence avec l'Evangile du Christ en vue du bien commun et non d'intérêts particuliers.
Certains préfèrent que sarkommence d'autres croient hollandemain qui chantent. Et si on se donnait Le Pen de prendre un chemin à deux. Mais ne
Mélenchon pas tout car nous comprendrons alors que du pont haine y en a parfois trop et alors, ce n'estpasJolymais la Bayroute. Méfions nous donc de l'art
totalitaire poutou le monde.
Sans oublier ceux qui ont tourné Lepage : on ne sait Nihous ils vont ni ce qui les déboutent ainsi. Morin temps pour l'un et refusant Villepinte pour l'autre. Quel non Chevênement : du bord l'eau coule normalement !
Eminentissimum ac Reverendissimum Dominum,
Dominum Josephum
Sanctae Romanae Ecclesiae Cardinalem Ratzinger
qui sibi nomen imposuit Benedictum XVI
Chers frères et chères soeurs,
après le grand Pape Jean Paul II, Messieurs les Cardinaux m'ont élu moi, un simple et humble travailleur dans la vigne du
Seigneur.
Le fait que le Seigneur sache travailler et agir également avec des instruments insuffisants me console et surtout, je me remets à vos
prières, dans la joie du Christ ressuscité, confiant en Son aide constante.
Nous allons de l'avant, le Seigneur nous aidera et Marie, Sa Très Sainte Mère, est de notre côté. Merci.
A quelques jours du premier tour de l'élection présidentielle en France, je livre ici quelques réflexions.
Dimanche, de 8h à 18h ou 20h, dans les bureaux de vote répartis sur les 36 782 communes de France, les électeurs français devront choisir un des dix bulletins de vote sur lesquels sont écrits le
nom des candidats : (dans l'ordre officiel) Eva Joly, Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy, Jean-Luc Mélanchon, Philippe Poutou, Nathalie Arthaud, Jacques Cheminade, François Bayrou, Nicolas
Dupont-Aignan et Francois Hollande. Il s'agit de choisir le Président de la République française pour un mandat de cinq ans.
La question que tout électeur se pose est : lequel choisir ?
Pour répondre à cette question, il faut tenir compte de trois composantes chez le candidat :
1. Le candidat a une idéologie.
2. Le candidat a un programme présidentiel.
3. Le candidat a l'aptitude ou non à exercer une telle responsabilité.
Les 43 millions d'électeurs ont-ils les moyens de prendre en compte ces trois composantes ?
Pour ce qui est de l'idéologie, chacun peut évaluer avec lequel des candidats il se sent le plus proche en fonction de ses convictions.
Pour ce qui est du programme, l'électeur choisit d'une part en fonction de l'adéquation avec l'idéologie du candidat et d'autre part en fonction de ses connaissances et de ses compétences sur les
différents domaines. C'est là que ça devient plus difficile.
Quant à l'aptitude du candidat, il faudrait que chaque électeur prenne le temps de rencontrer chaque candidat ou ait travaillé avec lui pour le juger... ce qui est impossible. On sait déjà qu'un
seul, le sortant, a exercé cette fonction, que trois ont été ministres, que trois présidents de conseil général, que cinq chefs de parti,... ça peut aider.
C'est pourquoi je suis très réservé quant au suffrage universel direct pour l'élection présidentielle... Mais nous sommes attendus dimanche prochain. Chacun devra choisir.
Pour qui voter ? Cette question se pose bien sûr pour les catholiques. Les évêques refusent, à juste titre, de répondre à cette question. En effet, il appartient à chacun d'agir
en conscience. C'est vrai pour une élection, c'est vrai pour tout autre choix. Les évêques estiment toutefois que cette conscience doit être éclairée. C'est pourquoi, à l'approche de chaque
élection, ils publient un document adressé aux catholiques de France afin de leur donner des élements de dicernement (et non des consignes de vote).
Le 3 octobre 2011, à l'approche des élections présidentielle et législatives de 2012, la Conférence des évêques de France a publié "Elections : un vote pour quelle société ?".
En version vidéo :
Treize thèmes dans lesquels ils nous donnent des éléments de dicernement : Vie naissante, famille, éducation, jeunesse, banlieues et cités, environnement, économie et justice, coopération
internationale et immigration, handicap, fin de vie, patrimoine et culture, Europe, laïcité et vie en société.
- la protection de la vie à toutes ses étapes, du premier moment de sa conception jusqu'à sa mort naturelle;
- la reconnaissance et la promotion de la structure naturelle de la famille - comme union entre un homme et une femme fondée sur le mariage - et sa défense contre des tentatives de la
rendre juridiquement équivalente à des formes d'union radicalement différentes qui, en réalité, lui portent préjudice et contribuent à sa déstabilisation, en obscurcissant son
caractère spécifique et son rôle social irremplaçable;
- la protection du droit des parents d'éduquer leurs enfants.
Ceci dit, il est de toute façon impossible pour l'électeur de négocier dans l'isoloir avec les candidats. La question de la non négociabilité de ces principes ne se pose donc pas pour l'électeur.
Dans le débat politique, il s'agit plutôt de distinguer ce qui est essentiel de ce qui est discutable. On peut discuter des choix d'énergie mais peut-on discuter du droit de vie
ou de mort sur un être humain ? On peut discuter sur le temps de travail mais peut-on discuter sur la différence sexuelle dans la parentalité ? Pour moi, le respect inconditionnel de la dignité
de tout être humain, qui se traduit par la protection du plus faible, est le principe essentiel dans un programme politique.
La pluralité des opinions est légitime parmi les catholiques, et heureusement. Chacun, en fonction de ces éclairages et de son idéologie politique, choisira de voter pour tel
candidat, ou bien de voter blanc, en fonction de ce qu'il estime être le plus juste ou le moins pire. Voter pour tel candidat ne signifie pas qu'on accepte la totalité des ses idées ou de son
programme. On peut donc voter pour un tel malgré tel ou tel aspect condamnable. Mais si un catholique vote pour tel candidat parce que celui-ci soutient un principe contraire à la doctrine
sociale de l'Eglise (par exemples l'euthanasie ou la xénophobie), il se met en contradiction avec l'Eglise.
Ce qui peut être condamnable ce n'est pas le choix du candidat mais une raison pour laquelle on choisit ce candidat.
J'ajoute que l'élection présidentielle n'est pas le tout de la vie politque. Elle sera suivie des élections législatives. Ce sera aux députés de voter les lois et non le
président de la République. Et n'oublions pas qu'il y a aussi la vie associative et nos comportements du quotidien.
Enfin, dans ce contexte électoral, laissons-nous interpeller par la Parole de Dieu que l'Eglise nous donne à entendre le dimanche 22 avril :
"Celui qui dit : « Je le connais », et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur : la vérité n'est pas en lui. Mais en celui qui garde fidèlement sa
parole, l'amour de Dieu atteint vraiment la perfection."
Ce deuxième dimanche de Pâques, dite de la Divine Miséricorde, j'ai été témoin d'espérance pour notre Eglise, pour notre monde.
Dimanche matin : Renouvellement des Equipes Locales d'animation du secteur pastoral du Dolo
A 10 heures, les chrétiens de tous âges étaient venus de Terves, Clazay, Breuil-Chaussée, Beaulieu-sous-Bressuire, Chambroutet, Noirlieu et Noirterre, soient six communautés locales du
Dolo, en plein air pour prendre d'abord le temps de s'accueillir et de faire connaissance avec les nouveaux délégués.
Nous avons ensuite célébré la messe sous le présidence du Père Gérard Touraynne, Vicaire Episcopal. Au cours de cette célébration, les nouveaux délégués (délégués pastoraux, délégués à la vie
matérielle, délégués à l'annonce de la foi, délégués à la prière et délégués à la charité) ont été appelés, et les six équipes locales nouvellement constituées ont été envoyées en mission pour
trois ans.
Avec les deux autres prêtres et les autres membres de l'Equipe pastorale, c'est une joie pour moi d'être témoin de l'engagement de laïcs au service de l'évangélisation dans leur propre localité,
au nom même de leur baptême.
En même temps, des couples des trois secteurs du Bressuirais étaient rassemblés au Centre Pastoral de Bressuire pour la préparation au
mariage.
Le matin, ils ont pris le temps de faire connaissance puis de réfléchir, dans des ateliers, sur les quatre piliers du mariage : fidélité, liberté, fécondité, indissolubilité. Ceci pour leur
peerettre de construire leur projet de vie qu'ils mettent par écrit dans leurs déclarations d'intention. Je les ai rejoint au moment du déjeuner.
Comme pour un mariage, nous avons entendu les cloches de Notre-Dame. Nous nous sommes donc rendus à l'église. Après avoir franchi la porte, nous nous sommes réunis autour du baptistère pour nous
rappeler que chacun, nous avons été plongés dans l'amour de Dieu. Ensuite, nous avons marché dans la nef et nous nous sommes assis face à l'autel. Nous avons chanté, écouté la Parole de Dieu et
nous avons terminé par la prière des chrétiens, le Notre Père, autour de l'autel. De retour au Centre Pastoral, nous avons travaillé autour de différents passages bibliques proposés pour la
célébration du mariage.
Avant de nous séparer, rendez-vous a été pris pour chaque couple avec le prêtre ou le diacre et le couple marié accompagnateur... pour avancer un peu plus sur le chemin du mariage.
Être au service de l'amour conjugal : belle mission qui m'a été donnée !
Aaron, la communauté chrétienne t’accueille avec joie. En son nom, je te marque de la croix, le signe du Christ, notre sauveur ». C’est par cette parole prononcée
et ce geste posé à Boismé qu’Aaron entre dans la famille des chrétiens, l’Eglise, avant de recevoir les sacrements de l’initiation chrétienne : Baptême – Eucharistie
– Confirmation. Ce dimanche-là, Aaron, âgé de 4 mois, reçoit seulement le baptême. Il ne comprend pas ce qui lui arrive, mais il n’est pas seul, il y a sa famille et la communauté
chrétienne qui vont l’aider à grandir dans la foi, à connaître Jésus, à aimer Dieu et son prochain. Plus tard, quand il sera grand il pourra demander à recevoir l’Eucharistie puis la
confirmation.
Quant à Taïna, 10 ans, elle a demandé elle-même à être baptisée. Ses amis de l’équipe de catéchèse, sa catéchiste et moi-même l’avons marquée de la croix du Christ. Devant toute l’assemblée du
dimanche, Taïna a exprimé son désir de connaître un peu plus Jésus et de devenir chrétienne. Elle sera baptisée et communiera le dimanche 13 mai à Chiché.
Dans le diocèse de Poitiers, une cinquantaine d’adolescents et d’adultes vont être baptisés la nuit de Pâques, en particulier Xueyan à Bressuire. Auparavant, accompagnés chacun par une équipe,
tous ont vécu le chemin du catéchuménat et, au début du Carême, l’Appel décisif par l’évêque.
En cette nuit sainte de Pâques, nous allons comme revivre notre baptême. Rassemblés dehors, nous entrerons dans l’église obscure de Boismé en suivant le cierge pascal,
dont la lumière nous renvoie à l’unique Lumière : le Christ ressuscité. ! Ainsi, tout au long de cette grande veillée, nous allons nous replonger dans le mystère de la
mort et de la Résurrection du Christ !.
Que, durant les cinquante jours du temps pascal, notre cœur s’ouvre davantage à la joie du Ressuscité et à l’espérance de ressusciter nous-mêmes avec le
Christ.
P. Louis de Villoutreys (Le Lien d'avril 2012 - Secteur du Val du Thouaret
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