« Le mur murant Paris, rend Paris murmurant ». Cet alexandrain de Beaumarchais exprimait peu avant la
Révolution française de 1789 l'impopularité du mur de 24 km entourant Paris dont l'objectif était de taxer les marchandises. Mur percé par les révolutionnaires la veille de la prise de la
Bastille.
Deux cent ans après, alors que la France célébrait le deuxième centenaire de la Révolution française en grande pompe, pèriode pourtant sombre de l'histoire de France (Terreur, guerres de
Vendée...), le mur murant Berlin s'effondrait pacifiquement. La chute du "mur de la honte" signifiait la fin d'une Europe communiste enfermée sur elle-même et
la fin de la guerre froide Est-Ouest. C'était le 9 novembre 1989. Je vivais en direct, par la télévision, la fin symbolique du XXème siècle (de même 12 ans après le 11 septembre ouvrait
d'une certaine manière le XXIème siècle).
Quand la télévision française (Antenne 2) traitait de l'événement
En
1991, en allant
aux Journées Mondiales de la
Jeunesse à Czestochowa, je découvrais Berlin et quelques pays tout juste libérés du joug communiste, expérimentant non sans mal la liberté. Aux jeunes, dont nombreux venaient d'Europe centrale
et orientale (même de Russie), le pape polonais, qui n'est pas étranger aux événements de 1989, donnait les fondements de la vraie liberté :
"
La liberté extérieure, garantie par de justes lois civiles, est importante et nécessaire, et nous nous réjouissons à juste titre aujourd'hui de voir
augmenter le nombre des pays où les droits fondamentaux de la personne humaine sont respectés, même si cela a souvent coûté un prix élevé de sacrifices et de sang. Mais la liberté extérieure - pour
précieuse qu'elle soit - ne peut suffire à elle seule. Elle doit avoir pour racine la liberté intérieure, spécifique des enfants de Dieu, qui vivent selon
l'Esprit (cf. Ga 5,16), et qui sont guidés par une conscience morale droite, capable de choisir le vrai bien. "Où est l'Esprit du Seigneur, là est la
liberté" (2Co 3,17). Cette route est la seule possible pour construire une humanité mûre et digne de ce nom."
Jean-Paul II incitait les jeunes, près de deux ans après la chute du mur de Berlin, à "
abattre toute frontière d'indifférence et de haine" et à
"
bâtir une société plus juste et solidaire."
Ce message est toujours d'actualité.
Par Père Louis
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Publié dans : Histoire
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